Browsing Category

Papotages

Hoanui, Papotages

Comment faire une campagne de crowdfunding ?

Je me suis dis qu’un article sur le sujet des campagnes de crowdfunding était peut-être intéressant pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans cette folle et merveilleuse aventure (il y a légèrement de l’ironie dans cette phrase, vous le verrez plus tard…) alors j’espère pouvoir vous apporter les informations nécessaires à ce sujet !

Comment choisir son site de crowdfunding ?

J’ai souvent eu cette question qui m’est revenue mais je vous avoue que, pour moi, tous les sites de crowfdunding se ressemblent à peu près.

Voici quelques exemples de sites :

– Kiss Kiss Bank Bank
– Go fund me
– Kick starter
– Ulule

Attention, il ne faut pas confondre avec les sites internet de « dons » comme Leetchi, où on retrouve très souvent des cagnottes pour des soirées privées, cadeaux, anniversaires ou actions humanitaires. Ces sites internet ne proposent pas de contreparties en échange de votre don.

Ce site explique bien les différences entre chaque plateforme.

Afin de déjà fidéliser votre communauté, inciter les gens à donner des sommes importantes et considérer les donateurs comme vos futurs clients, il faut choisir un site internet qui vous permet d’avoir une contrepartie et ainsi, inciter davantage les gens à participer (et surtout les personnes que vous ne connaissez pas via votre réseau mais qui vont sincèrement aimer votre projet).

J’ai personnellement choisi Kiss Kiss Bank Bank car j’aimais bien l’ergonomie du site internet et le fait qu’on pouvait personnaliser au maximum sa page avec des vidéos, créas, photos etc. De plus, je connaissais des personnes qui avaient réalisé une campagne de financement participatif sur ce site internet alors j’ai foncé tête baissée !

Entourez-vous au maximum et soignez votre page

Je pense que je ne le répèterai jamais assez dans mes articles « conseils » par rapport à Hoanui, mais MÊME pour une campagne de crowdfunding : entourez-vous. J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec mes amis sur ce projet, et la réussite n’en est que plus belle après.

Sachant qu’une campagne de financement participatif est éphémère dans le temps, il faut évidemment tout donner niveau communication dans un temps défini. Il faut donc mettre toutes les chances de son côté et se démarquer des autres campagnes existantes, et ça passe d’abord par les visuels de votre page ! Si vous avez cette chance, essayez de réaliser une vidéo expliquant votre projet au mieux, montrant l’univers, les prototypes etc. N’oubliez pas qu’il y aura des personnes qui ne vous connaissent pas ou ne connaissent pas votre projet qui regarderont votre campagne. J’ai eu la chance de travailler avec mon ami Flavian Couvreur pour cette vidéo, et j’ai d’ailleurs eu énormément de retours là-dessus (c’est normal, il est trop fort !).

Egalement, j’ai vite remarqué que beaucoup personnalisaient leur campagne avec des visuels impactants, des créas design incorporant les textes, des rétroplannings, etc. J’ai été aidé par ma copine Anais Penalver, qui me connaît par cœur et m’a réalisé ces magnifiques visuels expliquant le concept d’Hoanui.

Si vous n’avez pas les moyens de les rémunérer, essayez de vous entraider entre amis et sachez que cela peut apporter de la renommée et visibilité aux personnes qui vous aideront. Par exemple, on m’a très souvent demandé qui m’avait réalisé tout ça, leur contact, j’ai mis leurs noms partout, et ils se sont fait démarcher derrière par d’autres entreprises pour des prestations.

Les contreparties

Je crois que je me suis rarement autant prise la tête pour quelque chose dans ma vie, que je pensais pourtant simple au départ…

Je vous explique.

Généralement, avant de pouvoir réfléchir aux contreparties, il faut réaliser une veille sur d’autres campagnes de crowdfunding et vous voyez ce qu’il se fait habituellement comme « cadeaux ».

J’ai donc vu des choses comme : apparaître sur mon site internet, apparaître sur nos réseaux sociaux, bisous virtuels, une pièce de la collection, un rendez-vous exclusif, des pourcentages de réduction sur le site internet etc etc…

Le but d’une campagne de crowdfunding est un don = un don.

Je remplis donc sur le site mes contreparties en imaginant de dessiner des prochains modèles avec moi sur la future collection, d’apparaître dans les remerciements de mon site internet et sur mon compte instagram, d’avoir des bisous virtuels (pour la bêtise évidemment), d’avoir une paire de boucles d’oreilles que j’ai créé spécialement pour l’occasion, et d’avoir des réductions sur mon site internet qui évoluent en fonction de la somme investie.

Sauf que 1 jour avant le début de la campagne, j’apprends que des simples réductions sur un site internet n’est pas un don puisqu’on invite la personne à consommer une nouvelle fois derrière pour acheter la pièce en question. Vu comme ça évidemment c’était très clair, mais comme je l’avais vu sur d’autres campagnes, moi je pensais que c’était comme un don vu que j’offrais des réductions. Et en regardant bien, les autres personnes avaient lié un code de réduction à un autre « cadeau » qui appartient aux principes du don réel : un service ou un bien physique.

Je me suis donc retrouvée à J-1 de la campagne à devoir revoir toutes mes contreparties, en imaginant donc d’offrir des pièces de ma collection. Quel stress…. Je crois que je n’ai jamais autant flippé de toute ma vie, en appelant ma styliste, mes ateliers de production et… mon copain qui est toujours d’un calme apaisant et d’excellents conseils.

Créer une campagne de crowdfunding, ça demande… bizarrement de l’argent ! Puisque vous investissez pour derrière avoir un meilleur retour sur investissement. J’ai donc créé et fabriqué 200 paires de boucles d’oreilles avec ma styliste que j’ai offert pour 40€ de participation (donc un sacré budget dépensé en coût de fabrication), et j’ai également dédié une partie de mon stock en contrepartie pour ma campagne, donc je dois commander beaucoup plus de stock pour le lancement de mon site internet (également, un énorme budget pour moi).

Sachez que vous pouvez limiter le nombre de participants par don, par exemple, il possible de dire que vous limiter à 200 participations pour 40€ le fait d’obtenir des boucles d’oreilles, ou alors à 10 participations le fait d’avoir une pièce en échange etc. Cela vous permet quand même au mieux de vous organiser et prévoir en fonction de votre stock au niveau des contreparties.

Ce qu’il faut savoir…

– On conseille de faire durer sa campagne sur 30 jours plutôt que moins ou plus. C’est très fatigant de communiquer dessus tout le temps et les gens se précipitent un peu plus lorsque le délai est court. Plus vous laissez votre campagne longtemps et plus les gens se disent « oh ça va, j’ai le temps pour participer » et peuvent avoir tendance à oublier. Il faut trouver ce juste milieu car évidemment, une durée trop courte ne sera pas optimale car il faut laisser aussi le temps aux gens de réagir pour prendre le temps de participer.

– Organisez-vous au moins 3 mois à l’avance pour prévoir : les textes de votre campagne (il y a des mentions obligatoires légales comme l’inscription de votre entreprise avec le numéro de SIRET et autres documents légales de la création de votre entreprise car un particulier ne peut pas faire de campagne de crowfunding, les contreparties en retour, à quoi sera destinée la cagnotte etc), la vidéo (script, textes, repérage des lieux, montage), les créas qui vont venir embellir votre page (en comptant toutes les modifications de textes), les contreparties, puis le teasing quelques jours avant la sortie de la campagne (très important pour que les gens se tiennent prêt à participer dès le début)…

– Communiquez TOUS les jours dessus : j’ai bien vu que lorsqu’un jour je n’en parlais pas, pas grand monde ne participaient alors ne lâchez pas l’affaire et c’est le moment de saouler tout le monde avec votre projet

– En marketing et en communication, on dit que l’information doit être vue 7 fois par la personne avant de faire l’acte de… (aller sur le site, mettre de l’argent, acheter quelque chose, etc). Il est donc important de souvent « rabâcher » votre projet et communiquer sur votre campagne car ce n’est peut-être qu’au bout de la 7ème fois que les gens participeront enfin

– Vous avez un conseiller à votre disposition par mail ou téléphone avec le site internet Kiss Kiss Bank Bank alors n’hésitez pas à en abuser et demander conseils pour tout : le design, les contreparties, la somme que vous espérez obtenir etc.. Elle m’a énormément aidé en me rappelant les documents qu’il manquait, en m’aidant à revoir les contreparties au dernier moment, lorsque je l’ai harcelée le soir car les paiements ne passaient pas…

– Le site internet et le terminal de paiement en ligne prennent une commission de 8% au total, donc certains incluent le montant de cette commission dans la somme qu’ils demandent afin de ne pas perdre d’argent et d’autres (comme moi), ne le font pas et voient donc une partie de leurs recettes récoltées s’envoler dans les airs pour le site internet (ce qui est quand même logique entre nous).

– Si la campagne n’atteint pas la somme espérée, vous ne touchez absolument rien et les personnes qui ont donné se font rembourser. Il est donc primordial de pouvoir atteindre la somme espérée et donc ne pas fixer un budget trop haut. Par exemple, je voulais demander 10 000€ mais je me suis ravisée en ne demandant que 8000€. Sachez que votre campagne peut par contre évidemment dépasser la somme espérée, et là, tous les sous vous reviennent (en enlevant les 8% de commission bien sûr). Vous pouvez sinon faire votre campagne en plusieurs fois en mettant de petits paliers à chaque fois pour être sûr de les atteindre.

– On fait un don en ligne donc via sa CB et les cartes bancaires qui n’ont pas le système 3D Secure (qui vous envoie un code de validation sur votre téléphone) ne peuvent pas participer. LA HAINE car par exemple j’ai pas mal de personnes des Etats-Unis qui voulaient participer et n’ont donc pas pu car ils n’ont pas ce système. Dans ce cas-là, on m’a fait des chèques et j’ai moi-même participé à ma propre campagne, ou sinon ils ont appelé leur banque pour installer ce système ou ils ont utilisé les CB de leur entourage pour participer. Mais c’est donc important de communiquer là-dessus.

– Le site internet peut beuger au moment du paiement (ça a dû me le faire environ pour 50 personnes qui m’ont dit « j’ai pas réussi à payer, ça bug etc »…) comment vous dire à quel point j’étais trop énervée car ce n’est pas comme si c’était SUPER IMPORTANT QUOI. C’est parce qu’apparemment, les personnes sont restées trop longtemps sur la même page de votre campagne (à lire les contreparties par exemple), donc il faut actualiser et directement aller à l’étape de paiement.

– Travaillez votre discours : j’avais préparé des petites phrases types qui pouvaient inciter les gens à participer comme l’importance d’aider l’entreprenariat au féminin, de soutenir les jeunes qui partent de rien sans aides financières de leurs parents, que j’allais m’associer à une association qui protège les océans, que c’est important d’aider à la création des entreprises et d’une marque locale etc… Pensez à votre discours communication et marketing qui va donc pousser les gens à participer à votre campagne et faire la différence.

Vous avez beaucoup de sites internet aussi qui vous aident et vous donnent des conseils comme celui-ci.

J’espère que cela vous aura été utile ! Pour découvrir ma campagne qui est toujours en ligne même si elle est terminée, c’est par ici. À très vite et surtout, bon courage, gardez l’espoir haha 🙌🏼

Laisser un commentaire

Hoanui, Humeur, Papotages, Work

Création d’HOANUI : la naissance du projet


La naissance du projet

Il était grand temps que je vous parle de mon projet de création de marque par ici… Vous êtes peut-être plusieurs à l’avoir appris via les réseaux sociaux, je souhaite en effet monter une marque de prêt-à-porter bohème qui s’appellera : HOANUI (« celui qui donne la vie » en tahitien). Plusieurs personnes de mon entourage m’ont dit : mais pourquoi te lancer dans ça tout de suite alors que tu venais à peine de te mettre en statut auto entrepreneur, pourquoi un tel projet c’est un peu fou, comment vas-tu trouver autant d’argent ? etc etc.

Je suis une personne très impulsive et lorsque j’ai une idée en tête, je vais toujours au bout des choses. Après 11 ans de mannequinat, j’ai pu découvrir des aspects que j’aimais beaucoup : les shootings photos, la création, les lookbooks, l’envers du décor etc. J’ai la chance d’avoir rencontré des personnes extraordinaires : photographes, mannequins, marques naissantes comme grands groupes… Des personnes inspirantes qui vous donnent envie vous aussi de réaliser vos rêves et tenter votre aventure.

Je suis dans une phase de ma vie propice aux projets : je n’ai pas d’enfants, pas encore de prêt sur le dos, je suis freelance donc libre de travailler quand je le souhaite sur ma marque (et surtout, d’avoir un revenu fixe également via mon travail, sans quitter un contrat pour monter ma boîte), et je connais beaucoup de personnes dans la communication, marketing, mode, site internet, design etc. De plus, grâce à tout l’amour que je reçois sur les réseaux sociaux (cœur sur vous), nous sommes plus de 30 000 du côté d’Instagram, alors j’ai pour moi beaucoup de chance de vous avoir comme soutien dans ce projet. Qui sait, Instagram n’existera peut-être plus dans 10 ans ? Avec toutes ces clés en mains, ce serait bête de ne pas faire quelque chose n’est-ce pas ? J

Le constat dont je suis partie

Si l’hiver je ne jure que par les jeans, les sweats et les casquettes de garçon manqué, l’été mon âme d’hippie refait surface et je pourrai aisément sortir avec un foulard sur la tête, un pantalon pattes d’eph à fleurs et un petit crop top en dentelles. Désespérément amoureuse du style bohème, je ne craque en session shopping QUE pour des fringues de ce type. Sauf que voilà…. Tout coûte très cher dans le « hippie chic » ! Soit vous dénichez des petites merveilles chez H&M, Zara, Mango, Asos et compagnie mais vous galérez toujours à les retrouver, à avoir votre taille, et deux mois plus tard, il n’y est plus ; soit vous investissez dans des marques plus spécialisées type Sundress, Spell by byron bay, House of Harlow, Lost lover store, Free people , etc… et ça coute une fortune je trouve ! Pour celles qui habitent sur la Côte d’Azur et qui me lisent, il n’y a qu’à voir le prix d’une robe à Juans les Pins !

Je n’ai pas la prétention de dire que je vais faire quelque chose d’extraordinaire ou complètement différents des autres marques mais j’avais envie de faire une marque accessible (le plus que je puisse faire en tout cas, je ne m’appelle pas Primark non plus), et une référence dans le domaine du hippie / bohème.

De plus, j’ai remarqué que lorsque vous me demandez où j’ai acheté certaines pièces, elles proviennent très souvent de Californie, Hossegor, Bali ou Biarritz. Egalement, lorsque je porte des imprimés tye and die, vous êtes aussi très nombreuses à me demander d’où cela vient. Je pense que cet imprimé peut plaire à beaucoup d’entre vous et j’aimerai donc le reprendre très souvent comme fil conducteur pour la marque.

Le positionnement et concept d’HOANUI

Comme vous l’aurez compris, je souhaite donc réaliser une marque de vêtement destinée aux filles simples, libres et aventureuses. Cela pourra toucher à la fois les filles au style bohème, amoureuses des festivals branchés type « Coachella » ou « We love green », qui jouent beaucoup avec les accessoires, chapeaux, bijoux et la tendance boho ; mais également les amoureuses de la plage et des voyages, qui aiment se promener pieds nus, portent des colliers en coquillage.

Entre la culture surf / beachwear et les inspirations looks des années 70, je souhaite une marque aussi bien pour les surfeuses en herbes que pour les festivalières d’un soir. Combi-short, robe longue, kimono, robe dos nu, top noué… les pièces seront des must-haves pour l’été, et reprendront les principes de base de notre garde-robe estivale : matières fluides, imprimés fleuris et colorés, pas de boutons ni fermetures éclairs… La petite robe a enfiler sur son maillot pour aller diner en amoureux tout en sentant le monoï après une journée au soleil à roupiller.

Alors, qu’en dites vous ? ❤

Pour suivre l’évolution du projet, rendez-vous sur l’instagram d’Hoanui, la page Facebook et le compte Twitter !
Laisser un commentaire

Humeur, My job, Papotages, Work

Mes premiers mois en tant que social media manager freelance

Comment je m’en sors ?

Si vous avez suivi mes aventures sur les réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que je suis désormais social media manager freelance depuis janvier. Si vous étiez plutôt occupés à manger des raclettes cette hiver (et vous avez bien raison, hmmm j’en rêve !), rendez-vous par ici pour suivre mon dernier article à ce sujet. Vous devez vous dire : « Tiens, une revenante ! » (et bah vous avez bien raison). Comment vous dire que je n’ai pas vu la lumière du jour depuis 3 mois quasiment ? Impossible de penser à mon blog, mes réseaux sociaux, je vis-mange-respire mes clients.

Social media manager, c’est tout ce qui relève de la stratégie digitale, le community management, la rédaction web, les partenariats influenceurs… Bref, toute une stratégie digitale et web pour la communication d’une entreprise. C’est un domaine essentiel qui touche quasiment toutes les branches : restaurants, mode, sport, tourisme, activité, voyages… De nos jours, tout le monde veut communiquer et mise sur une stratégie digitale active.

Alors comment vous dire que je suis dé-bor-dée. C’est souvent l’effet « boule de neige », quand on connaît un bon coiffeur, on a tendance à naturellement le recommander. Alors quand vous commencez à travailler pour vos clients, et qu’ils sont satisfaits, cela vous apporte rapidement d’autres contacts.

Mon organisation de travail

Je travaille actuellement pour 4 clients, et je ne pourrai honnêtement pas en accepter d’autres (je n’ai que deux mains, ou alors il faudrait que je réfléchisse sérieusement à construire un petit robot stagiaire pour m’aider). J’ai d’ailleurs créé sur le blog une catégorie : « Mon Job » qui répertorie tous les articles que j’écrirai à ce propos si cela vous intéresse, et mes différentes références.

J’ai investi dans un bureau chez moi qui me permet de tranquillement m’installer lorsque j’ai besoin de bosser (mais je suis bien sur les 2/3 du temps assise par terre sur mon pouf pour écrire, normal hein). Je peux sinon aller travailler à l’espace de co-working 13.2 de l’agence Hypee Communication (pour laquelle je bossais avant en CDI et pour laquelle je continue de travailler aujourd’hui en freelance). Cela me permet de séparer au maximum ma vie professionnelle et privée, et de me fixer des horaires de travail. Quand je suis chez moi, j’ai généralement tendance à oublier de manger le midi ou alors à travailler de 9h à 1h du matin. C’est également top pour ne pas perdre totalement le lien avec la vie sociale (coucou le taff pas maquillée, en chausson et en jogging), et de retrouver le bonheur de travailler avec des collègues, et tout le matériel à disposition (double écran, imprimante,…).

Je n’ai pas vraiment de notion de jours fériés et week-end mais j’essaye de tenir un rythme à peu près « classique » pour ne pas sombrer dans le burn out. Je rigole toujours quand on me dis : « oh c’est génial, t’es freelance, tu dois pouvoir te faire des grasses matinées de fou ! ». Si vous saviez comme… c’est IMPOSSIBLE ! Je suis généralement sollicitée à des heures normales (entre 9h et 18h), donc je suis obligée d’être disponible au téléphone ou par email, et l’on me programme très souvent des réunions pendant ces créneaux. Je rêvais de séances de sport à la salle à 14h avec les machines rien que pour moi… mais en 3 mois de freelance, je n’ai pas pu une seule fois le faire par exemple ! Quand je vois un café ou vais à un RDV « perso » en semaine, j’ai toujours l’impression de faire l’école buissonnière car je ne suis pas derrière mon ordi à une heure « classique » de travail.

Tous les jours je dois réaliser les stories sur Instagram pour mes clients, et partager des actualités sur Twitter. Ça fait parti de mes petites missions récurrentes que je ne peux pas prévoir (ni programmer) car cela dépend de l’actualité. Le reste du temps, ma journée est rythmée par : les calendriers des posts, les bilans quantitatifs, les suivis des chiffres hebdomadaires, les nombreux échanges de mails et suivi de projets, les interactions et modérations des comptes, l’écriture d’articles thématiques, etc etc.

J’ai vécu pour les premières fois les départs en vacances et en week-end lorsqu’on est freelance et je peux vous dire que c’est fini les collègues gentilles qui prenaient le relai sur tes clients et tes missions. Désormais, je ne peux compter que sur moi-même et je ne serai donc jamais réellement en vacances… Et oui être freelance, c’est des atouts et des points négatifs également !

Comment je trouve mes clients ?

Vous êtes tellement nombreuses et nombreux à me poser cette question… Je dois la recevoir environ une dizaine de fois par jour ! Sachez qu’il n’y a pas de méthodes miracles pour trouver des clients. Il est important de respecter des règles de base (et que vous devez obligatoirement savoir, je ne devrai pas l’écrire ici) :

Soignez vos propres réseaux sociaux : devenez votre vitrine et votre propre référence (pas de selfie pas soignée, de photos de soirées, de comptes privés, mettez des filtres, ayez une cohérence, soyez présent sur tous les réseaux sociaux, postez régulièrement…)

Faites-vous des cartes de visites (oui, même si vous êtes étudiantes) : depuis que j’ai 18 ans je vais dans des salons, conférences etc et je vais au culot parler à des gens, parler de mon histoire, de mon blog, me vendre etc et HOP je leur laisse une carte de visite. Les personnes auront tendance à se souvenir de vous et garder une trace physique.

Parlez de votre métier à tout le monde et expliquez bien le concept : « social media manager » ou « community manager » ce sont des métiers encore peu connus que beaucoup de monde n’ont pas encore bien saisi. Expliquez et ré-expliquer le concept à tout le monde, votre coiffeur, banquier, grand-père, ancienne prof etc.. Un réseau ça se travailler déjà autour de soi.

Soyez omniprésents dans les salons/conférence de la région : par exemple, sur la côte d’azur, nous avons énormément d’organismes qui réunit tous les acteurs de la communication : Asso ADMIN, So Nice Tweet, #UCannesTweet, Azur Pro com, Club Business 06, Salon les entreprenariales… etc. Il est essentiel d’être présents dans ce genre de rendez-vous et de parler aux personnes présentes. Cela fait des années que je suis dans ce genre d’association, et j’ai même pu être intervenante plusieurs fois (ce qui continue à développer votre notoriété).

Entretenez votre réseau : mails de bonne année, soutien physique aux conférences et atelier des partenaires, soirées de gala.. N’hésitez pas à être toujours présent dans les bons coups et entretenir votre réseau en allant toujours vous représenter aux personnes avec lesquelles vous avez déjà discuté.

J’ai donc la chance de ne chercher aucun client et d’avoir toutes les entreprises qui me démarchent automatiquement via mon réseau professionnel (rien à voir avec instagram). Cela fait des années que je me suis construite une « petite » réputation dans le domaine du digital sur la Côte d’Azur et j’ai travaillé dur pour me constituer ce réseau professionnel. Je vous conseille donc d’en faire autant et vous verrez, quand on fait du bon travail et que l’on est sérieux, on ne récolte que ce que l’on sème.

Essayer de se dégager du temps et ne pas dire oui à tout

Le plus dur dans tout ça (et ce que j’ai beaucoup de mal à faire honnêtement), c’est essayer de ne pas dire oui à tout le monde et continuer à se dégager du temps pour des plaisirs personnels. Quand on est freelance, on a souvent peur du lendemain, et on a souvent les yeux « plus gros que le ventre » en se disant que l’on est capable de tout, que « l’on travaille beaucoup mais c’est pas grave, c’est pour soi », ou que plus on travaille = plus on gagne de l’argent (et donc c’est toujours intéressant quand c’est pour soi). Mais s’il y a déjà une leçon que je peux tirer de ces quelques mois freelance, c’est de ne pas hésiter à refuser des contrats (si vous pouvez vous le permettre, évidemment).

Savoir dire non, c’est un vrai cas psychologique en vrai. Et c’est mon gros défaut. J’ai été un peu dépassée par les événements lorsque je me suis mise freelance et j’ai eu énormément de demandes pour travailler avec moi. Le problème c’est que je suis toute seule (et je ne compte pas prendre de personnes avec moi, car je souhaite pour l’instant travailler seule et sur HOANUI correctement). Je ne suis donc pas surhumaine, et malgré toutes les bonnes volontés, je ne peux pas faire tout. Il faut savoir dire non lorsque c’est des missions hors contrat, non lorsqu’on est débordés, non lorsque le budget n’est pas assez correct (même si c’est amis), non quand on ne maitrise pas parfaitement les spécificités de la tâche, non quand notre gentil client nous a recommandé à une marque, non quand c’est la famille/amis qui vous demandent des conseils gratuitement (à petite dose oui bien sûr), etc etc.

Vu que je continue les missions de mannequinat (car j’ai 26 ans, bientôt cela ne sera plus possible de continuer donc j’essaye d’en profiter au maximum), et que je souhaite monter ma marque de vêtements, comment vous dire que je sens déjà que je suis au maximum de mes capacités et qu’il faut que j’apprenne à prendre de la distance… Je vous conseille donc d’en faire autant et de ne pas être trop gourmand dans vos nouvelles fonctions de freelance.

Laisser un commentaire